Une nouvelle directive du Pentagone menace d’exclure les personnes transgenres de l’armée américaine, sauf en cas de dérogations spéciales. Cette décision fait suite à une note de service publiée mercredi, indiquant que les militaires présentant des antécédents de dysphorie de genre seront retirés du service actif.
La politique actuelle découle d’un décret signé par l’ancien président Donald Trump en janvier, interdisant le recrutement de personnes transgenres dans l’armée. Cette décision, contestée en justice, est maintenant étendue à ceux déjà en service, qui risquent également l’expulsion.
Des dérogations pourront être accordées individuellement, mais seulement si un « intérêt gouvernemental impérieux » est démontré. Les soldats trans devront prouver qu’ils n’ont jamais tenté de changer de sexe et qu’ils ont maintenu une stabilité sociale et professionnelle pendant 36 mois consécutifs.
Pour les nouveaux recrutements, des exceptions similaires pourront être envisagées, mais les candidats devront également se conformer à toutes les normes, y compris celles liées au sexe. Ces mesures doivent entrer en vigueur dans environ un mois.
L’interdiction des personnes transgenres dans l’armée avait été levée en 2016 sous Barack Obama, mais rétablie en 2019 par l’administration Trump après une longue bataille juridique. Cependant, dès son arrivée au pouvoir en 2021, Joe Biden avait réautorisé leur service militaire.
Cette nouvelle initiative pourrait inverser les progrès réalisés sous l’administration Biden, générant des discussions sur l’inclusion et les droits des personnes transgenres au sein des forces armées. Le débat reste intense alors que la date de mise en œuvre approche.



