L'ex-Premier ministre pakistanais Imran Khan condamné à 14 ans de prison pour corruption
InternationalJustice

L’ex-Premier ministre pakistanais Imran Khan condamné à 14 ans de prison pour corruption

Esteban Ortega

L’ancien Premier ministre du Pakistan, Imran Khan, fait face à une nouvelle épreuve après avoir été condamné à 14 ans de prison pour corruption. Cette sentence, prononcée le 17 janvier, s’inscrit dans une série de 200 affaires contre lui, renforçant sa position contestée au sein de l’opposition.

Malgré les discussions entamées par ses alliés avec l’armée, une institution influente dans le pays, Khan a annoncé qu’il n’accepterait aucun compromis. «Je ne passerai pas d’accord ni ne chercherais à alléger (ma peine)», a-t-il déclaré, soulignant sa détermination face aux accusations.

Bushra Bibi, sa troisième épouse, a également été condamnée à sept ans de prison dans la même affaire de détournement de fonds liés à leur fondation Al-Qadir Trust. Le juge Nasir Javed Rana a rendu cette décision qui ajoute une dimension personnelle à l’affaire.

L’avocat Naeem Panjotha, représentant le parti de Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), a déjà annoncé son intention de faire appel. «Nous allons porter ce verdict en appel. Cette décision ne tiendra pas», a-t-il affirmé, exprimant son espoir de renverser le jugement.

Bushra Bibi, qui fut la conseillère spirituelle de Khan avant leur mariage, a été appréhendée dans l’enceinte du tribunal, selon Mashal Youssefzai, une représentante. Libérée en octobre, elle avait participé à une manifestation du PTI aux abords du quartier gouvernemental d’Islamabad.

Cette affaire marque un tournant pour Imran Khan, qui a longtemps été une figure emblématique du cricket avant de se lancer en politique. Son avenir politique dépendra désormais de l’issue de l’appel et des négociations en cours avec les autorités pakistanaises.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer