
En janvier 2020, Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans, a été immobilisé lors d’un contrôle policier à Paris. Cette intervention a provoqué chez lui un malaise grave. L’incident a conduit à sa mort deux jours plus tard, le 5 janvier.
Mardi 29 octobre, le parquet de Paris a demandé un procès pour homicide involontaire contre trois policiers impliqués dans l’affaire Chouviat. Cette décision intervient à l’issue de l’enquête sur les circonstances de la mort du livreur parisien.
Le réquisitoire mentionne que les policiers ont fait preuve de “négligences” et que leurs actions concertées ont directement causé l’homicide involontaire de Cédric Chouviat. Cette conclusion a été confirmée par le parquet de Paris.
Les avocats de la famille Chouviat ont déclaré : “Il nous apparaît évident qu’un procès s’impose. Il ne doit cependant pas être dévalué par le choix d’une qualification qui est un non-sens juridique car elle ne reflète pas la réalité du caractère volontaire des violences subies.”
Les gestes des policiers ont été remis en cause par plusieurs expertises médicales. Ces expertises ont mis en lumière la gravité des actions policières lors de l’interpellation de Cédric Chouviat, soulignant les fautes professionnelles commises.
La famille de la victime a questionné l’intentionnalité des violences, critiquant le manque de réaction des policiers face aux signes d’asphyxie. Chouviat avait exprimé neuf fois “j’étouffe” en treize secondes avant de perdre connaissance.
Les policiers mis en cause ont nié avoir perçu les “signes manifestes” de l’asphyxie. “Si on avait entendu même une fois” l’expression “j’étouffe”, “on se serait arrêté”, avait affirmé en juillet 2020 le principal suspect devant le juge d’instruction.



