Une frappe israélienne a causé la mort de treize personnes, dont un enfant, et blessé 57 autres à Beyrouth, selon un bilan actualisé par le ministère de la Santé libanais. L’attaque a eu lieu lundi soir à proximité de l’hôpital Rafic Hariri, touchant légèrement l’établissement médical.
L’hôpital se situe à la périphérie sud de Beyrouth, une zone connue pour être un bastion du Hezbollah pro-iranien, cible fréquente des bombardements israéliens récents. Les opérations de recherche continuent sur le site dévasté pour retrouver d’éventuelles victimes sous les décombres des bâtiments partiellement effondrés.
Selon l’armée israélienne, environ 300 cibles du Hezbollah ont été attaquées en 24 heures dans le cadre d’une offensive élargie visant notamment le système financier du groupe. Cette escalade intervient en réponse à des tirs de roquettes du Hezbollah sur plusieurs positions israéliennes.
Le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a condamné les “dégâts considérables” infligés aux infrastructures civiles par les “bombardements israéliens massifs”. Ces attaques ont visé un groupe financier lié au Hezbollah, aggravant la situation humanitaire déjà critique au Liban.
Le Hezbollah a revendiqué le lancement de roquettes contre des positions israéliennes, notamment une base de renseignement militaire et la localité de Nirit. L’armée israélienne affirme avoir intercepté la majorité des projectiles, bien que certains soient tombés dans des zones inhabitées.
Depuis le 23 septembre, date de l’intensification des frappes israéliennes, au moins 1 489 personnes ont perdu la vie au Liban, selon un bilan de l’AFP basé sur des informations officielles. Les tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah continuent d’exacerber l’instabilité dans la région.



