Les poussières cosmiques pourraient-elles avoir propagé la vie dans la galaxie ?
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Les poussières cosmiques pourraient-elles avoir propagé la vie dans la galaxie ?

Les scientifiques ont longtemps cherché à comprendre comment la vie a émergé sur Terre. Des données géologiques et fossiles suggèrent que notre planète, vieille de 4,53 milliards d’années, aurait pu abriter la vie il y a environ 3,5 milliards d’années. Cette hypothèse est renforcée par des microfossiles et des traces d’activité biologique datant de cette période.

La question de l’abiogenèse, soit l’apparition spontanée de la vie à partir de composés chimiques inanimés dans un environnement primitif marqué par le volcanisme et une atmosphère différente, reste toutefois sans réponse définitive. Les chercheurs explorent diverses pistes, dont celle des molécules d’ARN autoréplicantes qui auraient pu jouer un rôle clé dans ce processus mystérieux.

Une nouvelle étude se penche sur l’hypothèse fascinante de la panspermie. Proposée au XIXe siècle par Svante Arrhenius, elle postule que la vie pourrait avoir une origine extraterrestre et être transportée entre les planètes via différents vecteurs comme les roches (lithopanspermie), les radiations électromagnétiques (radiopanspermie) ou même intentionnellement (panspermie dirigée).

L’étude en question explore plus particulièrement le rôle potentiel des particules de poussière cosmique comme moyens de propagation interstellaire. Il semble possible qu’une fraction des particules terrestres puisse échapper à notre gravité pour ensuite être propulsée hors du système solaire sous l’influence du rayonnement stellaire.

Pour survivre lors d’un tel voyage spatial, la vie devrait présenter une résistance exceptionnelle aux conditions hostiles telles que les radiations ou encore les températures extrêmes. Toutefois, il n’est pas exclu que certaines molécules complexes précurseurs de la vie soient capables d’une telle endurance.

Selon ZN Osmanov de l’École de physique de l’Université libre de Tbilissi en Géorgie, ces grains porteurs pourraient atteindre jusqu’à 10^5 systèmes stellaires sur plusieurs milliards d’années : « Grâce à la pression du rayonnement solaire, petits grains contenant des organismes vivants pourraient se déplacer vers Alpha Centauri en seulement 9 000 ans », souligne-t-il. Une performance bien supérieure à nos fusées actuelles qui mettraient plus de 100 000 ans pour accomplir le même trajet.

Cela impliquerait donc que notre galaxie pourrait regorger non seulement de poussière mais aussi potentiellement d’une multitude mondes primitifs où débuterait le cycle vital menant à une complexification organique semblable à celle observée sur Terre.

Malgré son attrait théorique, la panspermie demeure entourée d’inconnues. La survie potentielle des formes de vie ou molécules organiques dans l’espace constitue un défi majeur compte tenu des conditions difficiles rencontrées. De plus, le mécanisme exact permettant à ces particules d’ensemencer effectivement une planète reste spéculatif.

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