Au Salvador, la méthode Bukele est soumise au plébiscite pour les élections du 4 février
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Au Salvador, la méthode Bukele est soumise au plébiscite pour les élections du 4 février

Au Salvador, la campagne électorale pour les présidentielles et législatives du 4 février se déroule dans une discrétion inhabituelle. Aucune affiche ni autocollant ne vient décorer les rues ou les véhicules. Les réseaux sociaux et la télévision locale sont les principaux vecteurs d’information pour un scrutin qui semble déjà joué d’avance.

Le premier débat présidentiel a eu lieu le 17 janvier sans la présence du favori, le président sortant Nayib Bukele. Ce dernier, sûr de sa victoire imminente avec entre 70% et 80% des intentions de vote selon les sondages, n’a pas jugé utile de participer à ce qu’un journaliste a qualifié de “débat des perdants”.

La popularité de M. Bukele est telle que malgré l’interdiction constitutionnelle concernant sa réélection, 77% des électeurs appuient cette démarche. Le vice-président Felix Ulloa justifie l’absence de son colistier au débat par la certitude d’une attaque ciblée contre lui si celui-ci s’était présenté.

Sous l’administration actuelle, une certaine paix semble régner sur certains territoires autrefois contrôlés par les maras impitoyables. C’est peut-être là que réside la clé du succès incontestable de Nayib Bukele auprès des électeurs salvadoriens fatigués par des décennies de violence incontrôlée.

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