
Tandis que les négociations pour un accord de paix se déroulent à Abou Dhabi, les attaques russes en Ukraine s’intensifient. Des millions de civils affrontent des températures extrêmement froides. À Kharkiv, la deuxième ville du pays, le maire a déclaré l’état d’urgence suite aux bombardements des 2 et 3 février contre les infrastructures énergétiques. Des milliers de résidences demeurent sans chauffage et les habitants luttent pour leur survie quotidienne.
Dans les stations de métro de Kharkiv, les températures restent à peine supérieures à zéro degré. Ces espaces souterrains fonctionnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre comme refuges pour les habitants dont la situation devient intenable à domicile. Plus de neuf cents bâtiments résidentiels restent privés de chauffage, confrontant les familles à des conditions extrêmes et inhumaines.
Pour faire face à ces conditions difficiles, les résidents adoptent des stratégies de survie. Katia, une jeune femme de vingt ans, se rend régulièrement chez des amis qui disposent encore d’électricité. Elle maintient une perspective résiliente, comparant les coupures d’électricité à la magie fictive du cinéma, en s’armant de lampes de poche et de batteries externes pour continuer son quotidien.
Au-delà des défis du chauffage et de l’électricité, les habitants doivent aussi survivre aux attaques aériennes quotidiennes lancées par la Russie. Tetiana, vingt-quatre ans, a récemment échappé de justesse à un bombardement de drones. Bien que sa maison ait été éparggnée, elle demeure dans un état de vigilance constant, consciente de la menace permanente qui pèse sur sa communauté.
La situation reste critique car les autorités énergétiques ukrainiennes avertissent que de nouvelles frappes contre le secteur énergétique sont préparées. La population de Kharkiv continue ainsi à vivre en mode de survie, avec l’accès instable à l’électricité, au chauffage et à l’eau potable, confrontée à des défis humanitaires majeurs et à une insécurité croissante.



