
Le ministère de la Justice israélien a révélé, mercredi 4 février, une opération criminelle impliquant environ dix Israéliens accusés de contrebande en faveur du Hamas dans la bande de Gaza. Cette affaire a débuté à partir de l’été 2025 et représente un réseau organisé de trafic de marchandises.
Les biens transportés illégalement englobaient cigarettes, téléphones iPhone, batteries et câbles de communication, ainsi que des pièces automobiles. La valeur totale des marchandises saisies s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros, selon les autorités israéliennes qui ont détaillé les éléments du dossier.
Les poursuites visent douze individus et une entité commerciale pour des infractions graves, notamment l’assistance à l’ennemi pendant un conflit armé. Les actes d’inculpation formalisent les accusations portées par la Justice israélienne contre ces suspects identifiés.
Le Shin Bet et la police israélienne ont confirmé l’appréhension de plusieurs citoyens israéliens et habitants de Gaza impliqués dans ce réseau de contrebande. Parmi les suspects figurent des réservistes militaires qui auraient profité des circonstances du conflit pour mener leurs activités illégales.
Les accusés auraient exploité le cessez-le-feu d’octobre et les convois d’aide humanitaire pour acheminer leurs marchandises vers le Hamas. Cette stratégie leur aurait permis de contourner les contrôles frontaliers et de poursuivre leurs opérations sans être détectés durant cette période.
Trois autres suspects font actuellement l’objet d’interrogatoires approfondis menés par les autorités. Selon les médias israéliens, Betzalel Zini, frère du chef du Shin Bet, figurerait parmi les personnes en cours d’enquête et devrait être inculpé prochainement.



