
Le parquet général a requis en appel cinq ans d’inéligibilité et quatre ans d’emprisonnement contre Marine Le Pen, dont trois avec sursis dans l’affaire des assistants d’eurodéputés. À l’inverse de la première instance, le ministère public n’a pas demandé l’exécution provisoire de cette inéligibilité.
Marine Le Pen a déclaré qu’elle serait empêchée de concourir si les juges suivaient les réquisitions, probablement en juin ou juillet. Elle estime ne pas pouvoir attendre sereinement une décision de cassation à quelques mois du scrutin présidentiel. La Cour de cassation s’est dite en mesure de statuer d’ici fin 2026 ou début 2027, soit très proche de l’élection.
Sur le papier, trois scénarios théoriques subsistent pour Marine Le Pen, bien que le paysage politique se réduise drastiquement. Ces possibilités dépendent largement des décisions judiciaires à venir et du calendrier électoral très serré.
La candidate au scrutin présidentiel fait face à une impasse majeure : l’inéligibilité requise bloquerait sa candidature, même sans exécution provisoire. Le délai avant cassation s’avère trop court pour permettre une action en justice complète avant le scrutin de 2027.
Cette situation crée une trajectoire judiciaire complexe où chaque détail compte. Les différents scénarios possibles dépendront de l’interprétation des juges, de l’application des délais légaux et des possibles recours extraordinaires disponibles.



