
Le petit Émile Soleil a disparu du Haut-Vernet, un hameau montagnard où il passait ses vacances. Neuf mois après sa disparition, son corps a été découvert en mars 2024. Les investigations ont révélé des traumatismes faciaux graves suggérant l’intervention d’une tierce personne. Les grands-parents ont été placés en garde à vue avant d’être relâchés.
Les enquêteurs de la gendarmerie ont établi que l’enfant a subi un traumatisme facial violent, écartant progressivement certaines hypothèses initiales. Le procureur d’Aix-en-Provence a précisé que la piste familiale restait ouverte. L’enquête demeure complexe et multifactorielle, mobilisant ressources et expertise judiciaires.
La famille d’Émile souhaite participer activement aux investigations ultérieures. Les avocats demandent l’accès à des actes supplémentaires et proposent un examen approfondi de certains secteurs géographiques autour du hameau. Ils estiment que des terrains et habitations n’ont pas bénéficié d’investigations suffisantes. Cette démarche vise à compléter le travail existant plutôt que le remettre en question.
Les défenseurs de la famille demandent également que soient approfondis certains témoignages et les données téléphoniques disponibles. Ils réclament des prélèvements ADN auprès des habitants locaux du Haut-Vernet pour identifier d’éventuels indices génétiques. Cette approche systématique pourrait éclaircir les circonstances exactes de la mort.
Un expert en criminalistique doute de l’efficacité immédiate d’une campagne ADN. Les traces partielles retrouvées pourraient générer de nombreuses fausses correspondances. Les enquêteurs privilégient désormais la réexamination systématique des éléments du dossier, y compris deux vélos saisis lors d’une perquisition antérieure. L’objectif demeure de localiser précisément où Émile a trouvé la mort et où son corps aurait été placé.



