
Le ministère de la Santé palestinien a confirmé samedi que onze personnes ont péri dans des bombardements israéliens à Gaza. Vingt autres ont subi des blessures lors d’attaques frappant des habitations civiles et des abris temporaires, selon le responsable du ministère. Les victimes ont été transportées vers les établissements hospitaliers de Gaza-ville et de Khan Younès pour recevoir des soins.
Ces opérations militaires surviennent en violation apparente de la trêve fragile actuellement en vigueur entre les deux parties. Le gouvernement palestinien accuse Israël de poursuivre des violations graves du cessez-le-feu dans des conditions sanitaires catastrophiques. Les ressources médicales manquent considérablement, entravant la prise en charge des blessés et des malades dans l’enclave.
Selon les autorités palestiniennes, une frappe a ciblé une tente abritant des réfugiés, tuant sept personnes d’une même famille incluant un enfant et un aîné. Des centaines de milliers de civils demeurent sans abri stable, occupant des tentes ou des refuges improvisés à travers le territoire depuis le début du conflit prolongé.
La population gazaouie a massivement connu le déplacement forcé au cours de plus de deux années de hostilités. Depuis l’entrée en vigueur de l’accord le 10 octobre sous médiation américaine, le gouvernement palestinien dénonce cinq cent neuf décès dus aux attaques israéliennes aériennes et terrestres, malgré les engagement de cessation des hostilités.
Les accusations mutuelles de violations persistent entre les deux belligérants. Chacun reproche à l’autre de ne pas respecter les termes convenus de la trêve, alimentant les tensions et les incidents meurtriers qui continuent de jalonner ce cessez-le-feu précaire mis en place pour tenter de réduire les souffrances civiles.



