
Aux États-Unis, une interruption budgétaire s’est produite le week-end des 31 janvier et 1er février, bien que le Sénat ait cru pouvoir l’éviter grâce à un accord budgétaire. Le texte n’a pas été voté à temps, plongeant le gouvernement dans une situation sans financement. Les négociations avaient été entravées par les démocrates qui demandaient des mesures strictes pour contrôler les actions de l’agence ICE, suite aux événements de Minneapolis et aux décès de Renée Good et d’Alex Pretti.
Le vote sénatorial a eu lieu vendredi 30 janvier en fin de soirée, avec 71 voix pour et 29 contre, seulement cinq heures avant la limite critique. Jeudi, la Maison Blanche et les démocrates avaient trouvé un arrangement pour séparer le financement du ministère de la Sécurité intérieure du reste du budget. Cependant, Mitch McConnell, proche de Donald Trump, a bloqué les procédures pendant une grande partie de la journée de vendredi avant de finalement accepter le vote.
L’interruption était inévitable car la Chambre des représentants doit encore valider le budget. Cette chambre ne se réunit que lundi 2 février, garantissant un arrêt des finances sur le week-end. Si tout fonctionne correctement, les conséquences de ce blocage de courte durée resteront très limitées, contrairement à la précédente paralysie qui avait dépassé quarante jours. Donald Trump et les républicains cherchent à éviter un scénario plus grave.
Vendredi soir, le Bureau du budget de la Maison Blanche a demandé aux différents ministères d’activer leurs plans d’urgence pour une paralysie financière. L’agence a exprimé l’espoir que ce blocage soit aussi bref que possible. À l’automne 2025, des centaines de milliers de fonctionnaires avaient été placés au chômage technique lors d’une interruption précédente.
Pendant les précédents blocages, certains employés fédéraux aux fonctions essentielles avaient dû continuer à travailler malgré l’absence de financement. Tous les fonctionnaires ont dû attendre la fin de la paralysie pour recevoir leurs salaires. Cette situation crée une incertitude significative pour les millions de travailleurs gouvernementaux affectés par ces arrêts répétés des opérations fédérales.



