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Pierre-Yves Bournazel affirme que les jeux restent ouverts dans la course aux municipales parisiennes malgré la réputation frondeur des Parisiens

Aliou Sembène

Pierre-Yves Bournazel, candidat aux élections municipales de Paris soutenu par Horizons et Renaissance, affirme que le scrutin reste largement ouvert. Il refuse d’envisager un simple duel entre les deux principaux rivaux, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, estimant que les électeurs parisiens sauront imposer une alternative.

Le candidat du camp présidentiel martèle que les Parisiens ne toléreront pas une bipolarisation du scrutin. Selon lui, la nature frondeuse de l’électorat parisien favorise l’émergence d’une tierce voie. Il promet de se battre pour offrir aux citoyens un véritable choix et d’incarner un projet de ville apaisée et bien gouvernée pour les six prochaines années.

Les intentions de vote placent pourtant Bournazel en troisième position avec 14% des suffrages, bien derrière Grégoire qui en recueille 32% et Dati qui en obtient 28%. Le candidat rejette l’importance des sondages et affirme que seuls les votes des Parisiens comptent vraiment. Il écarte également toute possibilité d’alliance avec la gauche au second tour.

Bournazel évoque la mise en examen de Rachida Dati, renvoyée devant le tribunal correctionnel en septembre 2026 pour corruption et trafic d’influence aux côtés de Carlos Ghosn. Il souligne le caractère démocratique de cette question puisqu’une condamnation pourrait entrainer son inéligibilité. Il critique toutefois le ton du débat politique et déplore le refus de sa concurrente de débattre publiquement.

De son côté, Rachida Dati exprime sa confiance dans l’issue du procès et affirme ne jamais avoir détourné de fonds publics. La candidate Les Républicains attaque vivement Bournazel, le qualifiant d’incarnation de la droite inefficace. Elle suggère qu’Édouard Philippe l’a délibérément choisi pour l’affaiblir dans la course à la mairie.

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