
Ségolène Royal, désormais présidente de l’Association France-Algérie, privilégie le dialogue pour résoudre les tensions franco-algériennes. Lors d’une visite à Alger, elle a souligné que reconstruire les relations bilatérales constitue un devoir envers les jeunes générations des deux pays.
L’ancienne ministre a été reçue par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Après cette audience, elle a exprimé son honneur de rencontrer un leader montrant une véritable volonté de dialogue basée sur le respect et la considération mutuelle.
La crise diplomatique s’est intensifiée suite à la reconnaissance par la France, en été 2024, d’un plan d’autonomie pour le Sahara occidental sous souveraineté marocaine. L’Algérie soutient le mouvement indépendantiste du Polisario. Cette divergence a alimenté une succession de tensions entre les deux nations.
Ségolène Royal a appelé à rejeter les postures politiciennes et les provocations qui freinent les avancées. Elle a exhorté les autorités françaises à respecter pleinement la souveraineté nationale algérienne, critiquant les discours diviseurs émanant de ceux qui s’opposent aux progrès du pays.
L’ex-ministre défend une approche du passé fondée sur la vérité et la réparation. Elle réclame à la France la restitution des biens culturels, des archives et des informations complètes sur les essais nucléaires au Sahara. Elle entend présenter ces demandes au président Macron.



