
Dans le cadre de l’initiative diplomatique de Donald Trump, Israël a annoncé lundi une « réouverture limitée » du passage de Rafah, réservée aux piétons et soumise à un contrôle israélien complet. Aucune date précise n’a été communiquée pour cette mesure. Ce point de passage constitue un accès crucial pour l’aide humanitaire à Gaza, et sa fermeture prolongée suscitait depuis longtemps des demandes des Nations Unies et des organisations caritatives.
Depuis le début du cessez-le-feu le 10 octobre, les autorités israéliennes avaient refusé de réouvrir cette frontière. Elles justifiaient ce blocage par l’absence de restitution du dernier otage israélien retenu à Gaza, le policier Ran Gvili, et par la nécessité d’une coordination avec l’Égypte pour cette opération.
Le corps de Ran Gvili a été découvert lundi après-midi par l’armée israélienne. Après identification par le Centre national de médecine légale en coopération avec la police et le rabbinat militaire, la famille a été informée de l’identification formelle. L’armée a déclaré que tous les otages autrefois détenus à Gaza avaient désormais été rapatriés pour inhumation.
Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a confirmé publiquement que Israël avait récupéré tous les otages, qualifiant cette conclusion de « réussite extraordinaire pour l’État d’Israël ». Cette annonce revêt une importance politique majeure pour le gouvernement israélien dans le contexte des négociations de paix en cours.
Parallèlement, le siège de l’UNRWA à Jérusalem-Est a été incendié après avoir été saccagé et partiellement démoli par les bulldozers israéliens. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens a dénoncé cette destruction sans précédent de ses installations, la décrivant comme une attaque contre l’organisation internationale.
L’UNRWA a qualifié ces événements d’« tentative permanente de démanteler le statut des réfugiés palestiniens ». Des témoins ont signalé que des colons israéliens avaient été aperçus de nuit pillant le bâtiment principal pour en extraire des meubles. Cette situation s’inscrit dans une série d’incidents, car en mai 2024, l’agence avait déjà dû fermer le complexe suite à deux incendies provoqués au périmètre par des colons.



