
Le Népal traverse une période de transformation politique majeure. Quatre mois après des soulèvements massifs de la génération Z, le pays prépare des élections législatives anticipées prévues pour le cinq mars. Ces mouvements de protestation, survenus en septembre deux mille vingt-cinq, ont provoqué l’effondrement du gouvernement du premier ministre communiste en moins de quarante-huit heures.
Les manifestations de septembre ont été marquées par une violence exceptionnelle causant soixante-dix-sept décès. Les jeunes protestataires dénonçaient la corruption systémique, les profondes inégalités sociales et le népotisme endémique parmi les élites politiques. Les principaux sièges du pouvoir ont été incendiés durant ces deux jours de chaos, reflétant l’ampleur de la colère populaire contre l’establishment.
Après la chute du gouvernement Sharma Oli, une administration intérimaire a été mise en place, dirigée par Sushila Karki, ancienne présidente de la Cour suprême. Cette transition était nécessaire pour organiser le scrutin législatif anticipé et restaurer un ordre constitutionnel. Le processus électoral doit permettre aux citoyens de choisir de nouveaux représentants.
La période électorale mobilise une large participation politique. Plus de soixante partis concourent pour obtenir les suffrages des électeurs. Le dépôt des candidatures s’est achevé le vingt janvier. Tous les résultats restent possibles, du changement radical au simple renouvellement cosmétique des structures existantes avec les mêmes acteurs politiques.
Les candidats font face à des attentes considérables de la part de la jeunesse népalaise. Les frustrations de la génération Z sont démesurées et légitimes. Avec trente millions d’habitants, le Népal ne peut ignorer ces demandes sans risquer de nouvelles convulsions sociales et un retour au chaos politique.



