
La compagnie aérienne à bas coût Ryanair abandonne l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne à partir du 27 mars. Cet aéroport accueillait trois lignes régulières desservant Porto, Londres et Fès. Cette décision marque un nouveau retrait du transporteur irlandais du marché français, qui conteste vivement les augmentations de taxes imposées par l’État.
Le gouvernement français a relevé la taxe sur les billets d’avion, passant de 2,63 à 7,40 euros pour un vol Europe en classe économique. Ryanair dénonce cette augmentation comme pénalisante pour son modèle économique. Le transporteur a déjà quitté plusieurs aéroports français en 2025, notamment Bergerac, Brive, Strasbourg et Vatry. L’entreprise prévient que d’autres réductions pourraient survenir d’ici l’été 2026.
La liaison vers Porto était particulièrement appréciée par la communauté portugaise établie en Auvergne. Cette route affichait des taux de remplissage excellents avant sa fermeture annoncée. Son disparition représente une perte significative pour les voyageurs de la région cherchant des connexions directes vers le Portugal.
Vinci, gestionnaire de l’aéroport, affirme travailler activement pour attirer d’autres compagnies aériennes et compenser les destinations abandonnées. Actuellement, la liaison Air France vers Paris représente quatre-vingts pour cent du trafic total. L’aéroport dépend fortement de cette seule route principale.
Les tensions entre Ryanair et les gouvernements ne se limitent pas à la France. En Belgique, le transporteur réduit également sa présence pour les mêmes raisons fiscales. Ryanair qualifie les taxes de « stupides » et réduira son offre de 1,1 million de sièges d’ici fin 2026. Cette réduction entraînera le retrait de cinq appareils et la suppression de vingt liaisons depuis les aéroports de Charleroi et Bruxelles.



