
En Birmanie, le dernier scrutin législatif du 25 janvier a confirmé la domination incontestée du parti militaire. Le Parti de la solidarité et du développement de l’Union remporte une victoire écrasante après trois phases électorales, ayant déjà largement devancé ses adversaires lors des deux premiers tours organisés en décembre 2025 et janvier 2026.
Le parti affilié à l’armée obtient la majorité absolue des sièges parlementaires. À cela s’ajoutent les 25 pour cent de représentants militaires garantis par la Constitution de 2008. Cette avance considérable place le PSDU en position dominante au sein des deux chambres législatives du pays.
Les opérations électorales se sont déroulées dans environ soixante cantons durant cette troisième phase. Cependant, près de soixante-dix circonscriptions n’ont pas participé au vote, car elles demeurent sous contrôle de mouvements de résistance. Cet isolement électoral affecte considérablement la couverture géographique du scrutin.
Le PSDU réalise son objectif politique après deux revers électoraux consécutifs. En 2015 et 2020, la Ligue nationale pour la démocratie d’Aung San Suu Kyi avait remporté les élections législatives. L’armée a justifié son intervention militaire ultérieure par des accusations non documentées de fraudes massives lors du scrutin de 2020.
Le scrutin de 2025 introduit le vote électronique comme système de comptage. Les autorités présentent cette technologie comme garantissant l’intégrité des résultats électoraux. Cette innovation technologique constitue une modification majeure du processus électoral birman par rapport aux scrutins précédents.



