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De Zerbi envisage de prendre le passeport français face aux critiques de la presse

Annabelle Chesnu

Roberto De Zerbi a montré sa frustration samedi après la victoire éclatante de son équipe contre le RC Lens sur le score de 3-1. L’entraîneur italien a particulièrement savouré ce succès face au leader de Ligue 1, notamment grâce à son choix tactique audacieux de débuter la rencontre avec ses deux nouvelles recrues Timber et Nwaneri, laissant Greenwood en réserve.

Cette décision stratégique comportait des risques certains. En cas de revers, De Zerbi aurait pu être sévèrement critiqué, d’autant que le coach traverse une période de remises en question depuis plusieurs mois. L’OM a connu des performances inconsistantes et des difficultés en championnat ces derniers temps. Cependant, le résultat positif de samedi confirme la pertinence du choix.

Grâce à cette victoire, l’OM se rapproche considérablement du classement, passant à cinq points du RC Lens et sept du PSG. Plus impressionnant encore, l’équipe marseillaise a marqué 44 buts en 19 journées de championnat, un bilan inédit depuis plus de cinquante ans. Ces chiffres offensifs démontrent une efficacité remarquable.

De Zerbi a vivement critiqué l’incohérence des analyses médiatiques en fin de match. Il a déclaré à Ligue 1+ : « La presse doit se mettre d’accord », soulignant que les journalistes alternent entre dire que son équipe joue mal et qu’elle joue bien, sans logique apparente. L’entraîneur a ironiquement suggéré de prendre la nationalité française pour modifier les critiques.

En conférence de presse, De Zerbi a développé sa pensée en expliquant son engagement envers Marseille malgré les critiques. Il a distingué ceux qui critiquent de bonne foi de ceux agissant de mauvaise foi, affirmant que sa nationalité influence parfois le jugement des observateurs. Il a insisté sur la nécessité d’appliquer des critères constants d’évaluation.

L’entraîneur a poursuivi en questionnant la logique des commentaires. Si les buts reflètent la qualité des joueurs, alors les mauvaises performances devraient aussi être attribuées aux joueurs. Si les buts dépendent également du système de jeu proposé, les défaillances tactiques devraient incomber à l’entraîneur. De Zerbi réclame simplement une cohérence dans cette analyse.

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