
À l’est de la République démocratique du Congo, les combats persistent depuis décembre suite à l’offensive lancée par le groupe armé AFC/M23. Cette nouvelle vague de violence a engendré une augmentation dramatique des blessés par armes et une détérioration grave de l’accès aux services médicaux. Le territoire de Fizi subit particulièrement les effets de ces affrontements depuis le début de l’année 2026. Le Comité international de la Croix-Rouge exprime de sérieuses préoccupations face à la situation sanitaire critique.
L’hôpital général de référence de Fizi, soutenu par le CICR, connaît une saturation extrême des capacités d’accueil. Une équipe chirurgicale d’urgence a été envoyée sur place le 10 janvier pour renforcer les effectifs. Depuis décembre, le nombre de patients hospitalisés a quadruplé. Le 18 janvier, l’établissement accueillait 115 patients alors que sa capacité n’excède que 25 lits. Des tentes supplémentaires ont dû être installées pour recevoir les blessés.
Un médecin de terrain signale une préoccupation majeure : nombreux patients arrivent avec des blessures infectées en raison de prises en charge retardées. Les structures sanitaires de première ligne demeurent paralysées par l’insécurité généralisée et les affrontements armés. Elles ont subi des pillages massifs et manquent désormais de médicaments essentiels et de personnel médical obligé de fuir la violence.
L’organisation humanitaire soulève également des obstacles supplémentaires : impossible d’obtenir des garanties de sécurité pour accéder aux zones affectées par le conflit. Cette situation empêche les équipes humanitaires d’atteindre les personnes dans le besoin et de fournir une aide efficace. Le respect du droit humanitaire international devient une nécessité urgente dans cette région.
La crise sanitaire s’aggrave quotidiennement avec l’intensification des violences armées. Les structures médicales se trouvent dans l’incapacité de répondre aux besoins croissants de la population. Sans intervention immédiate et sécurité garantie, la situation humanitaire risque de se détériorer davantage dans les semaines à venir.



