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Le directeur général de l’OMS conteste les justifications américaines du retrait des États-Unis de l’organisation onusienne

Esteban Ortega

Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé a catégoriquement rejeté les justifications avancées par Washington pour son départ. Les motifs invoqués sont totalement faux, a-t-il déclaré, insistant sur le fait que ce retrait compromettrait la sécurité des États-Unis et du reste de la planète. L’agence onusienne affirme maintenir un dialogue constant et respectueux de la souveraineté de tous ses membres.

En janvier 2025, le président américain Donald Trump a signé un décret ordonnant le désengagement des États-Unis. Après une période réglementaire d’un an, ce retrait est devenu officiel jeudi dernier. Les autorités américaines justifient cette décision en affirmant récupérer l’indépendance et protéger la sécurité du pays en redonnant le contrôle sanitaire au peuple américain.

Robert Kennedy Jr., secrétaire à la santé, et Marco Rubio, secrétaire d’État, accusent l’OMS de défaillances graves pendant la pandémie. Ils allèguent que l’organisation aurait agi à plusieurs reprises contre les intérêts américains et aurait dénigré les contributions du pays. Selon eux, l’OMS aurait également compromis son indépendance en tant qu’institution onusienne.

L’OMS conteste fermement ces allégations dans une déclaration officielle. L’organisation soutient avoir toujours travaillé avec bonne foi auprès des États-Unis, exactement comme avec tous les autres membres. Durant la pandémie, elle assure avoir diffusé les informations rapidement et transparemment, guidant les gouvernements avec les meilleures données scientifiques disponibles.

Kennedy a également demandé une compensation pour les décès et les dégâts économiques, imputant à l’OMS les obligations relatives aux masques et aux vaccinations. L’OMS réfute catégoriquement cette responsabilité, précisant qu’elle n’a jamais imposé de mandats obligatoires concernant les masques, les vaccinations ou les confinements aux États membres.

Les responsables américains exigent en outre que le drapeau des États-Unis soit retiré du siège de l’OMS à Genève. Ils réclament également une compensation pour le refus du départ américain. L’OMS soulève toutefois des problèmes procéduraux avec cette notification de retrait, qui reste en cours d’examen.

Une question financière demeure en suspens : les États-Unis doivent environ 260 millions de dollars à l’OMS. Selon les règles de l’organisation, un pays ne peut se retirer que s’il a honoré tous ses versements. Cette situation crée une impasse administrative et légale entre Washington et l’agence internationale.

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