
L’Union européenne prépare une riposte commerciale majeure face aux nouvelles tensions avec les États-Unis. Bruxelles envisage d’activer des mesures douanières substantielles, élaborées en juillet dernier mais gélées pendant six mois après un accord commercial intervenu entre Donald Trump et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission.
Face aux ambitions expansionnistes de Washington concernant le Groenland, l’Europe dispose de leviers limités. Le seul atout majeur reste l’arme commerciale. Le Parlement européen a déjà suspendu, mardi 20 janvier, la ratification de l’accord commercial conclu avec Washington à l’été 2025. Bruxelles examine également l’activation de son instrument anti-coercition, demandée par Emmanuel Macron.
Les représailles douanières préparées par les Vingt-Sept visent des produits américains variés et stratégiques. Le paquet de contre-mesures, pouvant être réactivé automatiquement à partir du 6 février 2026, couvre un montant impressionnant. Ces mesures ciblent notamment les avions Boeing, les véhicules Tesla, les jeans Levi’s et le bourbon américain. L’ampleur de cette riposte potentielle reflète la gravité de la situation entre Bruxelles et Washington.
Le calendrier devient critique pour les négociateurs européens. Un Conseil européen extraordinaire convoqué le 22 janvier déterminera la suite des événements. Cette réunion cruciale devrait clarifier si l’Union européenne franchira le pas et mettra en œuvre ces sanctions commerciales, marquant ainsi une escalade significative du conflit transatlantique.
Les enjeux dépassent le simple commerce. Ces mesures représentent la dernière option de Bruxelles pour exercer une pression économique sur Washington. L’activation de ce mécanisme signifierait l’échec des négociations diplomatiques et marquerait un tournant dans les relations économiques entre les deux puissances.



