
L’Unrwa, agence des Nations unies chargée d’aider les réfugiés palestiniens, a qualifié de sans précédent l’attaque israélienne contre son siège à Jérusalem-Est. Le 20 janvier, des bulldozers israéliens ont démoli plusieurs bâtiments situés dans l’enceinte du complexe. Un photographe de l’AFP présent sur place a documenté l’opération de destruction.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a justifié cette action en affirmant que le complexe ne jouissait d’aucune immunité. Selon ses déclarations, la saisie aurait été effectuée conformément au droit israélien et international. Cette position contraste fortement avec les critiques émises par les responsables de l’agence onusienne.
Roland Frierich, directeur de l’Unrwa en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, a dénoncé une violation grave du droit international et des privilèges accordés aux Nations unies. Jonathan Fowler, porte-parole de l’agence, a rappelé qu’en tant que membre de l’ONU, Israël est tenu de protéger et de respecter l’inviolabilité des locaux onusiens. Les autorités israéliennes ont justifié leur action en accusant certains employés de l’agence d’avoir participé à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
Depuis plus de soixante-dix ans, l’Unrwa fournit assistance et aide aux réfugiés palestiniens dispersés dans plusieurs régions du Moyen-Orient. Elle opère dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie. Cependant, les contributions financières diminuent constamment, tandis que l’agence fait face à des critiques de plus en plus acérées en provenance d’Israël.
Israël a accusé l’Unrwa d’être infiltrée par des agents du Hamas et lui a interdit d’opérer sur son territoire. Le 7 janvier, l’agence avait annoncé licencier près de six cents employés de Gaza pour des raisons budgétaires. Cette situation révèle les pressions financières et politiques croissantes que subit l’organisation humanitaire internationale.



