
Un Mauritanien de 35 ans, El Hacen Diarra, a été interpellé le 14 janvier en fin de soirée près de son foyer dans le 20e arrondissement de Paris. Il est décédé une heure trente plus tard au commissariat. Les circonstances exactes de sa mort restent à clarifier.
Le parquet de Paris a lancé une enquête pour déterminer les causes du décès. Cette enquête a d’abord été confiée au commissariat du centre avant d’être transférée à l’inspection générale de la police nationale. La famille a déposé plainte pour violences volontaires ayant entraîné la mort.
Selon les témoignages recueillis, El Hacen Diarra avait ses habitudes près du foyer. Un élu le décrit comme une personne présentant des difficultés mentales mais qui n’avait jamais causé de troubles. Il passait régulièrement du temps assis à l’entrée d’une ruelle pour fumer.
L’interpellation a été effectuée par des policiers de la brigade territoriale de contact. Selon le parquet, les agents auraient observé El Hacen Diarra en train de rouler un joint. Durant la fouille, ils ont découvert une substance brunâtre ressemblant à du cannabis. Cependant, sa famille et ses voisins expriment leur surprise, affirmant qu’ils le voyaient souvent mais ne l’avaient jamais vu consommer de drogue.
Lors de l’interpellation, El Hacen Diarra aurait refusé de se soumettre aux palpations. Il est tombé au sol et a entraîné deux policiers dans sa chute. Un des agents a eu recours à un taser, le touchant notamment à la cheville. Un riverain, intrigué par la scène, l’a filmée depuis sa fenêtre.



