
En Iran, une vague de manifestations a déclenché une répression féroce depuis le 28 décembre, selon des experts et des organisations de défense des droits humains. Au moins 3 428 personnes ont péri, affirmait vendredi 16 janvier Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l’ONG Iran Human Rights basée en Norvège. Ce chiffre reste probablement bien en dessous de la réalité.
Les protestataires se sont mobilisés davantage à partir du 8 janvier dans les grandes métropoles iraniennes. Face à cette contestation grandissante, les autorités conservatrices ont coupé l’accès à internet pour dissimuler l’envergure réelle des violences. Cette stratégie de censure empêche le monde de connaître pleinement ce qui se passe dans le pays.
Les témoignages recueillis décrivent une violence d’une extrême gravité. Des manifestants ont été abattus en fuyant, d’autres exécutés dans la rue après avoir été blessés. Des armes de guerre auraient été déployées contre des civils désarmés. L’ONG Iran Human Rights qualifie ces actes de crimes parmi les plus graves de notre époque.
L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême du régime, porte la responsabilité directe de cette répression féroce qui s’effectue loin des regards. Un dessin de Pedro X. Molina symbolise cette culpabilité en représentant Khamenei enveloppé dans des sacs mortuaires, illustrant ainsi la connection directe entre le dirigeant et les milliers de morts.
Pedro X. Molina, caricaturiste originaire du Nicaragua, dénonce cette situation par son art depuis plus de deux décennies. Ses œuvres ont été publiées dans des journaux prestigieux mondiaux comme The Washington Post et Politico. Son engagement reflète celui de Cartooning for Peace, réseau international promouvant la liberté d’expression et les droits humains.



