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Les partis politiques groenlandais rejettent fermement les ambitions américaines et réaffirment leur identité nationale face aux menaces de Trump

Baptiste Lacomme

Les partis groenlandais ont exprimé leur refus catégorique vendredi 10 janvier. Réunis, ils affirment leur détermination : « Nous ne voulons pas être Américains ». Cette déclaration intervient après que Donald Trump a évoqué l’emploi de la « manière douce » ou de la « manière forte » pour acquérir cette vaste île arctique.

Les cinq formations politiques représentées au Parlement local, incluant les quatre partis gouvernementaux et le principal parti d’opposition, s’expriment d’une seule voix. Tous rappellent leur aspiration commune : devenir groenlandais, ni américains ni danois. L’autonomie nationale constitue leur priorité absolue.

Les dirigeants groenlandais insistent sur un principe fondamental : seul le peuple peut déterminer l’avenir du territoire. Aucune ingérence extérieure ne doit intervenir. Ils rejettent toute pression pour hâter une décision majeure. La souveraineté démocratique prime sur toute considération geopolitique.

L’administration américaine justifie ses ambitions par des enjeux sécuritaires régionaux. Trump argue que la présence chinoise et russe menacerait les intérêts américains. Il estime que Washington doit agir, soit pacifiquement, soit par la force. Les autorités groenlandaises et danoises contestent vigoureusement ces arguments alarmistes.

Un traité de défense lie depuis 1951 les États-Unis, le Danemark et le Groenland. Les forces militaires américaines bénéficient d’une présence établie sur le territoire. Le Danemark, membre de l’Otan avec le Groenland, rejette toute action unilatérale. Sa Première ministre avertit que toute agression américaine constituerait une rupture fondamentale de l’Alliance atlantique.

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