
Les forces armées libanaises ont annoncé jeudi l’accomplissement de la première étape du désarmement du Hezbollah dans la région sud du Litani, jusqu’à 30 kilomètres de la frontière israélienne. Cette avancée a été accueillie favorablement par le gouvernement libanais et la France, qui y voient un progrès significatif vers le rétablissement de la souveraineté étatique et du monopole des armes au Liban.
Israël a réagi avec prudence à cette annonce. Le cabinet du premier ministre Benyamin Nétanyahou a déclaré que le Hezbollah doit être totalement désarmé. Selon les autorités israéliennes, les efforts déployés par le gouvernement libanais constituent un début encourageant, mais demeurent insuffisants, notamment en raison des tentatives de régénération du Hezbollah.
Un plan de désarmement des groupes non étatiques libanais, incluant le Hezbollah et les factions palestiniennes comme le Hamas, a été approuvé en septembre 2025 par le gouvernement libanais, sous la pression américaine. Les forces armées avaient fixé la fin de l’année comme échéance pour cette première phase.
Cette étape s’inscrit dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2024 entre le Liban et Israël. Cet accord impose le retrait des forces du Hezbollah au sud du Litani et le démantèlement de ses installations militaires dans cette zone stratégique.
Le Hezbollah, considérablement affaibli lors des combats de l’automne 2024, fait face à des défis majeurs de restructuration. Israël maintient ses menaces d’intervention militaire si les efforts de désarmement s’avèrent insuffisants, reflétant les tensions persistantes entre les deux pays.



