La Russie a employé un missile balistique Orechnik pour frapper une infrastructure gazière près de Lviv en janvier. Cette arme hypersonique se déplace à plus de 12 000 km/h, rendant son interception extrêmement difficile. L’Ukraine a dénoncé une attaque criminelle visant à priver la région d’énergie durant le grand froid.
Le Kremlin a présenté cette frappe comme représailles à un supposé bombardement ukrainien contre la résidence présidentielle le 29 décembre. Or, l’Ukraine a nié toute implication et les services de renseignement occidentaux contestent la réalité de cette attaque initiale. Les experts qualifient cet incident d’imagin, servant simplement de prétexte à une démonstration de puissance russe.
Frapper un dépôt de gaz souterrain avec l’Orechnik manque complètement de logique militaire. Des missiles conventionnels auraient largement suffi pour cette cible. Les spécialistes estiment que la Russie aurait pu construire plusieurs dizaines de missiles balistiques standards avec le budget d’un seul Orechnik, coûtant plus de 10 millions de dollars.
Les analystes s’accordent à dire que la Russie emploie l’Orechnik comme arme psychologique, non militaire. Cette deuxième utilisation vise à impressionner la population russe en démontrant une capacité destructrice inégalée. Le Kremlin devait honorer ses promesses de représailles, même sans fondement factuel solide.
Le choix de Lviv, situé à 70 kilomètres de la Pologne, revêt une signification géopolitique majeure. Cette cible rapproche la menace nucléaire des pays membres de l’Otan. Plusieurs nations européennes avaient récemment envisagé d’envoyer des troupes en Ukraine pour garantir un cessez-le-feu potentiel. Cette frappe constitue un avertissement coûteux adressé à l’Occident concernant les capacités russes.



